Fertilisation azotée de précision

Muni de capteurs embarqués, le drone S900 ou le Phantom Pro proposent aux agriculteurs de les conseiller pour une fertilisation azotée au plus proche des besoins des plantes par l’intermédiaire de cartes de modulation à la parcelle. Il s’agit de mettre la dose dont a besoin la plante, ni plus ni moins. Le but n’est pas forcément de mettre moins d’engrais mais de mieux le répartir. Moduler l’apport d’azote au sein d’une parcelle permet de gommer son hétérogénéité. L’apport sera alors mieux valorisé, garantissant ainsi un meilleur rendement par rapport à la dose d’engrais apportée tout en limitant considérablement les fuites non valorisées par la plante vers le milieu naturel.

Concrètement le passage du drone permet de révéler la densité et l’activité végétale de la culture en place.

Le drone est équipé de capteurs qui lors d’un survol enregistre des données qui sont géographiquement référencées avec une grande précision (inférieure à 1 mètre). Citons par exemple, l’indice NDVI appelé aussi indice de végétation qui traduit via l’activité chlorophyllienne la vigueur de la végétation. Pour cela, il s’appuie notamment sur des spectres lumineux dans le rouge et les proches infra rouge non visibles naturellement par l’œil humain.

  • Quand être précis engendre des économies

Les études menées sur la fertilisation azotée se basant sur les cartographies de drone montrent 10 à 15 % d’économies d’engrais et 2.5 à 3% de rendements supplémentaires. Donc même en déduisant la prestation du drone, l’agriculteur peut faire des économies.

Aujourd’hui, c’est principalement sur les cultures de blé et de colza que la modulation de la fertilisation avec un drone a fait ses preuves.

Pour le colza : il est conseillé de faire un à deux passages. Le premier à l’entrée d’hiver (environ début décembre), le second sortie hiver (environ début février)

Pour le blé : il est conseillé de réaliser au moins deux passages, préalables aux apports d’engrais intervenants au printemps, à savoir au stade deux nœuds et au stade DFP (dernière feuille pointante). Ce dernier apport est d’ailleurs très important pour le taux de protéine du blé. Un dernier passage peut intervenir afin de constater avec précisions les résultats et l’homogénéité de la parcelle.

Les résultats se présentent sous forme de cartes et de préconisations de la dose d’azote à apporter avec des variations intra-parcellaire. Sous format d’images papier ou numérique, sur une parcelle, plusieurs zones sont délimitées avec pour chacune d’elles une préconisation de la dose d’azote à apporter. Sous format d’une carte numérique insérée dans le tracteur, pour les agriculteurs bénéficiant par exemple d’épandeurs à coupures automatiques de tronçon. Pour les autres une réduction manuelle de l’épandage est tout à fait possible.

Exemple Mars 2017 avec parcelle d’essais

Autre Exemple ICI

Dragonfly Technologies propose aux agriculteurs plusieurs passages à divers stades de développement de la culture. Les tarifs oscillent entre 20 et 30 € par hectare analysé. Tarifs variant en fonction de la surface étudiée, du nombre de parcelles et du nombre de passages sur chacun d’entre elles.

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